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Femmes au bord de la crise de nerfs - Critique

Femmes au bord de la crise de nerfs est un film espagnol réalisé en 1988 par Pedro Almodovar, avec Carmen Maura et Antonio Banderas.

Ce film est considéré comme un film culte, l’un des plus connu d’Almodovar, qui a consacré le réalisateur sur le plan international. Est ce donc son meilleur film?

Non, loin s’en faut, le réalisateur n’est jamais meilleur que quand il joue avec nos émotions. Mais Femmes au bord de la crise de nerfs n’est quand même pas sans qualités, et est porteur de la marque de fabrique de l’espagnol.

L’histoire se concentre sur Pepa et Ivan, deux amants qui se disent des mots d’amour par le biais de doublages de films. Madame et monsieur travaillent dans l’industrie du film et sont heureux. Jusqu’à ce qu’un beau jour, Ivan décide de s’en aller et de laisser tomber Pepa comme ça. Le début des problèmes pour cette dernière. Car c’était sans compter les seconds rôles … Lucia une ex-femme éconduite et folle, Candela la maîtresse apeurée d’un terroriste, Carlos un fils bègue, Marisa fiancée de Carlos qui a des orgasmes quand elle dort …

L’histoire est librement inspirée d’un acte de Jean Cocteau, une comédie, un drame, un vaudeville ibérique coloré et burlesque. Entre une enquête policière, une tentative de meurtre, une arme “gaspacho/somnifère”, une course poursuite décoiffante, Almodovar ne manque pas d’idées pour rendre son film savoureux. 

Le décor principal est l’appartement de Pepa et sa terrasse qui n’est pas sans rappeler un décor Hitchcockien, la musique est omniprésente, les couleurs sont criardes, le rouge saute aux yeux, le réalisateur sublime Carmen Maura. 

Le film ne s’arrête jamais, hystérique comme la plupart de ses personnages, excentrique également, pas le meilleur film d’Almodovar, mais drôle et qui reste une référence concernant le rapport du monsieur avec les femmes. Femmes qui auront décidément un rapport particulier avec le téléphone. 

    • #Femmes au bord de la crise de nerfs
    • #Pedro Almodovar
  • Il y a 3 semaines
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Harvey Milk - Critique

Harvey Milk est un film américain réalisé par Gus Van Sant, avec Sean Penn, James Franco et Emile Hirsch. 

La biographie de Harvey Milk, premier homme politique américain ouvertement homosexuel, qui fut élu municipal de la mairie de San Francisco, puis assassiné avec le maire George Moscone, le 27 novembre 1978 à la mairie, par le superviseur jaloux Dan White.

Gus Van Sant rend accessible ce film humaniste, montrant le courage d’un homme pour défendre les droits de toute une communauté. Perdant ceux qu’il aime au profit de la politique, Milk doit subir la pression de concurrents de plus en plus gênés et jaloux de son succès.

Histoire exemplaire et tragique interprétée par Sean Penn, magistral, qui mérita le 2eme Oscar de sa carrière. Bouleversant, jouant avec subtilité, il est habité par Milk. Les seconds rôles sont tout aussi touchants incroyablement joués : James Franco, magnifique, Emile Hirsch méconnaissable, Diego Luna …

Ce combat de deux heures montre un homme qui, malgré les problèmes que la vie lui réserva, préféra continuer son ascension politique pour représenter une communauté gay bafouée. Gus Van Sant signe un film dont la mise en scène est plus simple que pour ses autres films. Il en ressort un film universel, rappelant la beauté de la tolérance. 


What Twittos Said

@ManonFL : sublime incarnation de Sean Penn, parfois un peu long mais GVS sauve les plus beaux traits de l’histoire: biopic réussi.

@SouthlandTwitt : biopic interessant, bien interpreté par Sean Penn, mais il manque de l’audace à la réalisation pour en faire un grand film 3,5/5

@CINEDINGUE : Un biopic de Gus Van Sant très accessible tout en étant sans doute son film le plus personnel avec un magistral Sean Penn!

@Futilitude : Un beau film sur l’engagement et le sacrifice que cela implique dans la vie perso!

@AnaBerno Interprétation sans faille de Sean penn ultra crédible. Des second rôles attachants, un biopic historique réussi et émouvant // Sans parler de la photographie datée et la BO excellente. bref, j’ai pleuré et j’ai adoré ce film sur un sujet fort!.

@all_aboutmovies Un biopic émouvant porté par l’interprétation très juste de Sean Penn

@benldx ce film est surtout d’une longueur sans fin. Je l’ai regardé sur 3 jours.

    • #Harvey Milk
    • #Gus Van Sant
    • #Sean Penn
  • Il y a 4 semaines
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Morse - Critique



Morse est un film suédois réalisé par Tomas Alfredson en 2008. 

Oskar est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même et martyrisé par les garçons de sa classe. Pour tromper son ennui, il se réfugie au fond de la cour enneigée de son immeuble, et imagine des scènes de vengeance. Quand Eli s’installe avec son père sur le même pallier que lui, Oskar trouve enfin quelqu’un avec qui se lier d’amitié. Ne sortant que la nuit, et en t-shirt malgré le froid glacial, la jeune fille ne manque pas de l’intriguer…

Je ne suis pas un inconditionnel des films de vampires, loin s’en faut. Lassé, blasé, l’impression d’avoir tout vu sur ce genre, le meilleur, et surtout le pire. Un genre ringard. C’était avant de voir Morse. Ici pas de vampires qui brillent au soleil un film sur deux et qui font pleurer les midinettes au lycée. Non, ici deux jeunes enfants de 12 ans. La beauté du film s’explique notamment grâce à son cadre … Suède, années 80, l’hiver …

Un film pur et troublant, une histoire d’amour profondément touchante, une photographie magnifique. La psychologie et les silences en disent plus long que mille dialogues. L’insouciance de l’enfance est balayée par la cruauté, l’horreur est mélangée à la poésie, la beauté et la pureté baignent dans le sang… 

Pas besoin de grand chose pour vous briser le coeur et vous toucher. Une rencontre sous la neige, un rubik’s cube, un père meurtrier pour nourrir sa fille qui se rend compte qu’il est pris au piège …  De la douceur, de la beauté horrifique (une fille suçant le sang de son père dévisagé; une combustion instantanée dans un hôpital, des chats agressifs…), ce film c’est surtout l’histoire d’un amour magnifique entre deux êtres voulant échapper à leur quotidien, qui vont s’aimer malgré leur différence. (“je ne suis pas une fille Oskar” surprise.)

On s’attache si vite à ces enfants que la scène finale dans la piscine va jouer avec vos nerfs. Morse est un film exemplaire, simple, magistral, et d’une beauté incroyable. De son interprétation à la dernière seconde dans un train … Un film à découvrir et à aimer dans son intégralité.

What Twittos Said : 

@balthazarre66 : Film froid, ambitieux, et original sur un thème rebattu. J’ai adoré.

@SimonHelloco : Pur et cruel, Morse est une sublime histoire d’amour poétique et saignante ! [Inclut le plus beau baiser du cinéma]

@FredMyscreens : Morse, le meilleur film sur les vampires et l’adolescence des 10 dernières années 

@shaneoff : une oeuvre sensible, délicate, sensuelle à la réalisation froide sans floriture aucune. La mythologie vampire à son apogée !

@stethoscopis: Un renouveau brillant du film de vampire, élégant, magnétique et émouvant = une réussite totale !

@SouthlandTwitt : Morse : ados, vampires, amour … Twilight ? Non son antithèse : sombre et lent, hypnotique. De plus belle photographie 4/5

    • #Morse
    • #Critique
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  • Il y a 4 semaines
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Le retour potentiel de Nicole Kidman

Il fut un temps où Nicole Kidman formait le couple le plus glamour et le plus connu d’Hollywood. Mariée à Tom Cruise en 1990, Miss Kidman se fait plus remarquer pour son couple que par ses films. Elle débarque à Hollywood et ses rôles ne sont que des faire valoir (Horizons Lointains, Jours de Tonnerre). 

Il faut attendre 1995 et son rôle dans le film de Gus Van Sant, Prête à Tout, pour que l’on remarque le talent brut de l’actrice. Présenté à Cannes, il offre à Kidman le Golden Globe de la meilleure actrice. Après ce film elle cumule des projets divers, parfois intéressants (Portrait de Femme), parfois malheureux (Les Ensorceleuses avec Bullock, Batman Forever…)

La consécration arrive avec le dernier film de Stanley Kubrick. Eyes Wide Shut fait énormément parlé de lui pour son tournage long et compliqué. Les rumeurs parlent d’éjaculation réelle par Harvey Keitel dans les cheveux de l’actrice, ce qui a provoqué son départ après 5 mois de tournage. Mais le réalisateur décède, et le couple Kidman-Cruise est porte parole de cette oeuvre posthume. La carrière de Nicole Kidman explose, s’envole. 

En 2001, divorcée et libre, elle est Satine et décroche une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. Elle présente Moulin Rouge! au Festival de Cannes et sur la Croisette elle est la personne la plus adulée lors de cette édition. Elle devient également une blonde  hitchcockienne pour l’horrifique (classe et stylé) Les Autres d’Alejandro Amenabar. Elle devient l’actrice la mieux payée d’Hollywood avec Julia Roberts. 

Même si elle refuse de jouer pour David Fincher pour cause de blessure, elle interprétera Virginia Woolf dans le film The Hours en 2003. Elle sera récompensée par un Oscar, Golden Globe, Ours d’Argent, BAFTA … L’année d’après elle prend un risque en interprétant Grace dans Dogville de Lars Von Trier, le film fait sensation par sa violence, son scénario vicieux et le minimalisme de ses décors (une scène et des traits à la craie au sol pour signifier les maisons). Elle continue les plus ou moins beaux rôles avec Retour à Cold Moutain, Birth (sublime interprétation de l’actrice dans ce film), L’interprète. 

En10 ans elle est nominée deux fois aux Oscars (qu’elle gagne une fois) et 5 fois aux Golden Globes (qu’elle gagne 2 fois). 

A partir de 2005 l’actrice cumule les échecs. Ma Sorcière Bien Aimée, décendu par la critique, est nominé aux Razzie Awards. Le plutôt bon film Fur est un échec immense au box-office. Ce qui n’est rien comparé au désastre que fut Invasion … Margot va au Mariage (bon film) ne fait pas du tout parlé de lui et sort dans l’indifférence la plus totale. 

Australia et A la Croisée des Mondes auront du succès dans le monde mais aux USA les chiffres sont très mauvais. Les films de Kidman ne marchent plus sur le sol américain. Nine, retour de l’actrice dans la comédie musicale, est coulé par les critiques, et le box-office est catastrophique. De plus l’australienne n’est qu’un second rôle que l’on voit 5 minutes à l’écran. 

Malgré une 3ème nomination à l’Oscar de la meilleure actrice pour Rabbit Hole, Nicole Kidman continue de participer à des films malheureux pour sa carrière. Elle joue dans Le Myhto avec Jennifer Aniston, Trespass (qui ne sortira même pas en France au cinéma) avec Nicolas Cage. Deux navets, deux mauvais films, qui nous font poser la question suivante : Nicolas Kidman est elle finie? Les gens moquent les piètres performances de ses films au box office, la qualité moyenne de ses choix de rôles, et les dommages collatéraux du botox sur son visage. 

Que vaut donc encore l’actrice que l’on a si vite enterré après 5 années de ravages de  chirurgie esthétique et d’une filmographie bien moins brillante qu’avant?

Et bien il semble que la Nicole Kidman que nous aimions est revenue, avec des choix de projets intéressants, elle ne choisit pas la facilité … Comme à l’époque où elle préférait jouer pour Lars Von Trier.

Au prochain Festival de Cannes nous pourrons la découvrir dans The Paper Boy. Adaptation alléchante d’un roman de Pete Dexter (Deadwood) dont les photos laissent présager une Nicole allumeuse et allumée. Le réalisateur est celui de Precious et pourrait bien nous surprendre. 

Toujours à Cannes nous pourrons voir l’actrice dans le rôle de Martha Gellhorn dans Hemingway & Gellhorn de Philip Kaufman qui viendra faire une masterclass. Un film produit par HBO pour être diffusé courant Mai aux USA. Connaîssant la qualité des téléfilms et des séries HBO, supposant que ce projet sera sans doute bon!

Le génial Park Chan-Wook (Old Boy) va sortir Stoker avec l’actrice et Mia Wasikowska dans les rôles principaux. 

Enfin Nicole Kidman devrait interpréter Grace Kelly pour Olivier Dahan. Un signe, sachant qu’elle a joué deux fois un personnage nommé Grace, dont l’un était un hommage à l’actrice (Les Autres).

Tout ces projets me font espérer que cette actrice de talent va continuer sa filmographie admirable en nous faisant oublier une dizaine de films tâchant cette dernière.

    • #Nicole Kidman
    • #Cannes
  • Il y a 1 mois
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Mar Adentro - Critique

Mar Adentro est un drame espagnol réalisé par Alejandro Amenabar. Il est le 6eme film de ce réalisateur espagnol après son excursion aux USA avec The Others. Il est sorti en 2004 et a été le film le plus récompensé en Espagne cette année là. Le réalisateur après son film d’horreur à forte ambiance angoissante s’attaque à un sujet épineux, ô combien casse gueule : la vie de Ramon Sampedro, tétraplégique, qui après 28 longues années décide de mettre fin à ses jours, ce qui n’est pas du goût de la justice. 2h00 sur l’euthanasie, ok je vais pleurer, ou peut être être assommé par des propos lourds …

“Una libertad que quita la vida no es libertad. Una vida que quita la libertad no es vida.”

L’interprétation dans ce film est divine. Tout le casting est excellent, à commencer par Javier Bardem. Il est parfait, époustouflant, beau … Toutes les émotions vont et viennent et se lisent sur son visage, il est magistral. Il réclame le droit de mourir dignement. Tout le long du film il clame son envie de mourir, mais il est à la fois plein de vie, handicapé mais pas sans émotions. Il ressent la colère, la joie, la compassion, la peur, le désir … Ce film est complexe, autant que son interprétation. Ce film est un hymne à la vie, un requiem … 

Révélation de ce film, Belén Rueda (que j’avais adoré dans L’Orphelinat et les Yeux de Julia) qui trouve ici son premier rôle au cinéma, est magnifique. A la fois froide, forte et fragile, elle est aussi un personnage bien complexe qui se résigne à la mort …

Les personnages secondaires sont importants aussi, chacun sur ses positions par rapport au choix de Ramon … Des acteurs tous remplis d’une sincérité incroyable dans leur jeu … 

La mise en scène est d’une simplicité, d’une sobriété comparé à la complexité du scénario qui pose des questions d’ordre éthique … Mais Alejandro Amenabar est un excellent réalisateur et certaines scènes sont magiques, empreintes d’une émotion folle, comme cette scène qui en a fait voyager plus d’un par sa beauté formelle : Un plan séquence magnifique, l’un des plus beau du cinéma espagnol. La musique a un rôle essentiel dans ce film, elle transcende certaines scènes, elle est essentielle et fait monter le film au rang de chef d’oeuvre. Certains diront qu’elle fait facilite la montée du pathos … 

La beauté et la simplicité des dialogues vous toucheront directement en plein coeur. Ils dégagent toute la complexité de la situation, la vie, la mort, à hauteur d’homme, de simples personnes. Ce film est bouleversant, simple et beau, complexe et dur, sur la légitimité du droit de mourir, très peu tourné sur le passé du personnage mais bien sur son futur : la mort. 

Il a reçu 14 prix sur 15 aux Goyas espagnols, Lion d’argent à Venise, Oscar & Golden Globe du meilleur film étranger … Critique unanime pour ce film racontant l’histoire vraie d’un homme plein de vie préférant la mort et la dignité à une vie sans autonomie et sans liberté. Poignant. Difficile de ne pas prendre parti tellement le réalisateur tourne la question sous tout les angles … la justice, la religion, la famille, les amis … Un film nécessaire, démagogue, puissant. 

    • #Mar Adentro
    • #Alejandro Amenabar
    • #Critique
    • #Javier Bardem
  • Il y a 1 mois
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Fight Club - Critique

Fight Club est un film américain réalisé par David Fincher, avec Edward Norton, Brad Pitt et Helena Bonham Carter. 

Pour ce film vous m’aviez prédit un Orange Mécanique crée à l’aube du XXIème siècle. Qu’en est il? 

Fight Club commence sur les chapeaux de roues par son pitch corrosif et à l’humour noir certain : un homme qui s’emmerde dans sa vie, dans son travail, et qui souffre de troubles du sommeil va décider de passer son temps libre dans des thérapies de groupes, notamment des groupes d’hommes atteint du cancer des testicules. Puis va assister à pleins d’autres groupes. Il y rencontrera une femme, elle aussi en pleine imposture, qu’il ne tardera pas à dégager. Puis lors d’un voyage d’affaire il rencontre un marchant de savon charismatique, avec lequel il va créer le Fight Club, dont personne ne doit parler. 

Je m’attendais à un film sans longueur, hors le problème de ce film ce sont les longueurs. Entre bonnes bastons et mise en scène splendide j’ai le sentiment que David Fincher ne sait plus comment remplir le vide en attendant la dernière demie heure (efficace demie heure d’ailleurs).

Ici l’inventivité de David Fincher pour la réalisation excelle autant que le film est primitif dans son scénario. Critique du consumérisme, violence gratuite, plans crades sur plans crades … N’ayant pas lu le livre, je suis perdu, ce film en fait que critique t’il? 

Un film fatiguant, qui malgré des plans séquences et des images de synthèses pour les décors qui sont incroyables (ça préparait le plan d’ouverture de Panic Room), m’a totalement blasé. Subversif (vous en verrez des bites dans ce film à votre insu), corrosif jusqu’à un certain point, Fight Club est surtout une grosse farce devenue culte. 

Plus que subversif, ce film est l’éloge du romantisme, et là ou Fincher est fort, c’est que ça passe niquel. Fight Club est un film qui se voit surtout pour son twist ultime et très bon. Un film dérangé, qui se termine par une putain d’impasse. Une love story de fin du monde. 

    • #Brad Pitt
    • #David Fincher
    • #Edward Norton
    • #Fight Club
    • #Helena Bonham Carter
    • #Critique
  • Il y a 1 mois
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Rosemary’s Baby - Critique

Rosemary’s Baby est un thriller fantastique de 1968 réalisé par Roman Polanski avec Mia Farrow et John Cassavetes. Ce film est l’adaptation de l’oeuvre d’Ira Levin. 

Ce film parle de Rosemary Woodhouse, femme d’un acteur de théâtre, qui emménage avec ce dernier dans un bâtiment dans lequel de lugubres choses se sont passées. Une nuit elle rêve qu’elle est violée par le diable en personne. Quelques jours plus tard, elle tombe enceinte. Plus sa grossesse avance plus la jeune femme est amenée à s’inquiéter du comportement de ses voisins et de son mari. A juste raison? Deviendrait elle folle? 

Avec ce film, Roman Polanski réalise son premier film hollywoodien. Et lancera la mode des thrillers sataniques (L’Exorciste … ). La critique reconnaît en son film un chef d’oeuvre d’angoisse et gagnera plusieurs prix dont un Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Ruth Gordon. Ce film est dans mon Top 5 des meilleurs films de Roman Polanski.

Mia Farrow, elle, n’aura pas été nominée aux Oscar, et pourtant elle est géniale en femme douce et délicate, heureuse, qui va vite succomber à la paranoïa et à la peur. Magnifique et à la fois chétive, Rosemary va vite se rendre compte qu’une grossesse n’est pas forcément un heureux événement. 

Le film a très bien vieillit, les images, et le couple Woodhouse ont toujours autant la classe. La tension et la parano se font toujours sentir, comme un Shining, dont le décor devient vite étouffant. L’appartement dans lequel vit les personnages devient vite inquiétant, par son placard notamment, et par les bruits que l’on entend. La musique est également inquiétante, que l’on entende 3 notes de Beethoven où la BO de Krzysztof Komeda, les frissons sont là.

Histoire terrifiante, montée crescendo de l’angoisse et de la paranoïa, Roman Polanski nous sert une scène de cauchemar magnifique, et une angoisse qui vient de la banalité de la vie quotidienne.  Il hisse son film au sommet du cinéma d’angoisse, et nous livre une fin vite amenée tandis que le spectateur tente de comprendre ce qu’il vient de découvrir en reprenant son souffle, stupéfait de la tournure qu’a pris le film. 

    • #Mia Farrow
    • #Roman Polanski
    • #Rosemary's baby
    • #Critique
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Into the Wild - Critique

Into the Wild est un film américain sorti en 2008 et réalisé par Sean Penn. Ce film raconte l’histoire vraie de Christopher McCandless qui abandonna la carrière brillante qui lui était toute tracée pour traverser les USA, et faire des rencontres qui vont lui montrer une autre notion de la vie. Il finira sa route en Alaska. 

C’était le film que j’aurais du aimer, la nature, la quête de soi, les rencontres, l’immensité, mais en fait pas du tout, le film m’a vraiment ennuyé. Je ne suis pas du tout rentré dedans. 

Sean Penn n’est pas un mauvais réalisateur, mais il bourre son film d’effets qui n’ont pas leur place dans un tel film. Récit décousu, flash-back, voix-off … En plus il tombe souvent dans la caricature. Elle est où la subtilité à montrer les parents filmant leur voiture pour faire comprendre au spectateur que les parents sont le consumérisme personnifié? Tout est couru d’avance dans ce film, et les bons sentiments sont légion. 

Mais comment parler de ce film sans parler de la prestation d‘Emile Hirsch? Il porte à lui seul ce film, il est magnifique. Son sourire, ses larmes, son corps … La transformation physique est saisissante. Une prestation sans s’économiser, voilà une belle qualité de comédien. Bon après dans sa filmographie il n’aura pas remis ça …

Egalement de beaux seconds rôles dans ce film. Les rencontres que le personnage fait notamment. Mais les parents, et la soeur, et ces voix-off … Insupportables. Caricaturaux, pour émouvoir le spectateur sur la condition de famille abandonnée … Et puis les faire parler alors qu’à l’écran défile des paysages immenses et magnifiques, où l’on ne peut pas ressentir l’excitation, le silence et la solitude du héros. 

Dommage que la mise en scène et le montage soient aussi mauvais car les décors, la BO , l’image, la photographie … tout est très bien. 

Ce film estampillé histoire vraie, (histoire magnifique d’ailleurs) est gâché par les effets de style de Sean Penn qui réalise un film too much. Un film sauvé par son interprète principal, et une belle fin (quoique la dernière vision avec les parents tout ça…) mais qui me laisse septique : Je m’attendais à une merveilleuse évasion et l’envie de liberté … Finalement j’ai plus vu un film condamnant l’hypocrisie humaine et la société de consommation … 

    • #Into the wild
    • #Sean Penn
    • #Critique
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Cannes 2012, la sélection

En attendant la sélection pour La Semaine de la Critique et La Quinzaine des Réalisateurs, voici la sélection du Festival de Cannes 2012 : 

Moonrise Kingdom de Wes Anderson sera en compétition et sera également le film d’ouverture de cette édition. “Durant l’été de 1965, Sam et Suzy tombent amoureux et décident de s’enfuir. Les habitants de leur ville trouvent leur disparition étrange et décident de partir à leur recherche”. Avec les habitués Bill Murray et Jason Schwartzman, les géniaux Harvey Keitel et Tilda Swinton, et étrangement (mais ça sera génial) Bruce Willis et Edward Norton.

Comospolis de David Cronenberg, avec Robert Pattinson et Juliette Binoche, sélection officielle. Ca va être dément je vous le dis. “New York est en ébullition : le capitalisme semble s’écrouler et le Président des États-Unis est en visite à Manhattan. Imperturbable, Eric Packer, un golden boy de la haute finance, monte dans salimousine et n’a qu’une seule obsession : aller chez son coiffeur à l’autre bout de la ville. Mais au fur et à mesure de son périple, le chaos s’installe, et Eric voit son empire s’effondrer. Paranoïaque, il est persuadé qu’on veut l’assassiner…”

Vous n’avez encore rien vu, d’Alain Resnais avec Sabine Azéma, Pierre Arditi, Lambert Wilson et Mathieu Amalric. Adaptation d’une pièce de Jean Anouilh.

De Rouille et D’os de Jacques Audiard avec Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts qui présentera une Marion paraplégique…

Holly Motors, de Leos Carax avec Eva Mendes et Kylie Minogue. 

Paper Boy, de Lee Daniels (réalisateur de Precious) avec Nicole Kidman et Matthew McConaughey. Deux acteurs que Gilles Jacob a encensé durant la conférence de presse.

Killing Them Softly, d’Andrew Dominik avec Brad Pitt.

Le retour de Matteo Garrone avec Reality, quelques années après le chef d’oeuvre Gomorra.

Le déjà palmé Michael Haneke revient également avec Amour. “Georges et Anne sont octogénaires, ce sont des gens cultivés, professeurs de musique à la retraite. Leur fille, également musicienne, vit à l’étranger avec sa famille. Un jour, Anne est victime d’une petite attaque cérébrale. Lorsqu’elle sort de l’hôpital et revient chez elle, elle est paralysée d’un côté. L’amour qui unit ce vieux couple va être mis à rude épreuve.” Avec Isabelle Huppert.

Le réalisateur de La Route, John Hillcoat sera en compétition avec Lawless. Avec Jessica Chastain (retour à Cannes pour cette merveilleuse actrice), Gary Oldman, Mia Wasikowska, le génial Tom Hardy et Shia Lebeouf.

The Taste of Money de Im Sang-Soo en compétition. Moi qui adore le cinéma coréen, je vais être content! 

Dans un Autre Pays du coréen Hong Sang-Soo sera de la partie.

Like Someone in Love d’Abbas Kiarostami, encore une nouvelle participation pour ce réalisateur qui ne compte plus ses venues au Festival de Cannes.

Palmarisé en 2010, Ken Loach sera en compétition avec La Part des Anges. Une comédie sociale qui s’annonce géniale et … enivrante. 

Dans la Brume de Sergei Loznitsa sera également en compétition.

Palmarisé lui aussi, en 2007, Cristian Mungiu fera la montée des marches du Festival pour présenter son prochain film : Beyond the Hill. 

A noter la présence aussi d’Après la Bataille de Yousry Nasrallah.

Après le génial Take Shelter sorti cette année, Jeff Nichols revient avec Mud! 

On The Road de Walter Salles avec Kristen Stewart qui pourrait nous épater! Il y aura également en compétition sur la Croisette Post Tenebras Lux de Carlos Reygadas, Paradis Amour d’Ulrich Seidl et The Hunt de Thomas Vinterberg. 

Hors Compétition pleins de belles choses également : En film de clôture : Thérère Desqueyroux de Claude Miller décédé cette année, avec Audrey Tautou. Un reportage sur le Festival de Cannes et Roman Polanski, Dracula 3D du maître de l’horreur Dario Argento qui sera présenté en séance de minuit, Madagascar 3, Hemingway et Gellhorn avec Clive Owen et Nicole Kidman …

Enfin pour la catégorie Un Certain Regard nous pouvons noter la présence du fils de Cronenberg avec Antiviral, le retour de Xavier Dolan avec Laurence Anyways, un film de Gustave Kervern et Benoît Délépine …

    • #Cannes
    • #2012
    • #Festival
  • Il y a 1 mois
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Sherlock Holmes - Critique

Sherlock Holmes de Guy Ritchie, est un film américain sorti en 2009, avec Robert Downey Jr dans le rôle du détective britannique, et avec également Jude Law dans le rôle de l’élémentaire Dr Watson. 

Tout d’abord je ne suis pas un fan inconditionnel de Guy Ritchie, et ce film est pour moi l’un de ceux que j’aime le moins. Tellement mieux qu‘A la Dérive, mais tellement moins bon que Snatch. Ici Guy Ritchie contôle un film à gros budget, mais genre comme il n’a jamais eu … Et le résultat est mitigé. 

Tout d’abord je voudrai dénoncer le jeu des acteurs qui cabotinent à mort! Il ressort juste que les acteurs s’amusent. C’est vrai qu’il y a un côté jouissif de voir Holmes et Watson ayant une sorte de relation de vieux couple mais…. ils cabotinent. Les actrices féminines se servent à rien. Juste Mark Strong est un vrai personnage charismatique. 

Il y a vrai travail cependant pour les décors, l’ancien Londres est magnifique! Je salue là un travail minutieux et des effets spéciaux destroy mais réussis. Par contre Hans Zimmer a crée un thème tout simplement horrible pour le détective … 

Les dialogues entre les deux protagonistes sont bien ciselés, tout comme les scènes d’action et l’utilisation ingénieuse du ralenti. L’utilisation des flash-back est par contre foutraque, et fait un peu téléfilm à mon sens. 

Bref, je me suis assez ennuyé durant ce film, qui malgré l’engouement des acteurs et des qualités techniques indéniables n’a pas su retenir toute mon attention. Un blockbuster sympa mais pas le très bon film auquel je m’attendais.

    • #Guy Ritchie
    • #Sherlock Holmes
    • #Critique
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Les films vus cette semaine

J’en ai vu des films cette semaine, et voici les petites critiques : 

Garden State, de et avec Zach Braff, et aussi Natalie Portman. Un film émouvant, subtil, frais et beau, porté par la mise en scène ingénieuse d’un réalisateur dont on attend le prochain film avec impatiente! La BO participe à transformer ce simple film en bijou du cinéma indépendant.

Qui a Peur de Virginia Woolf, de Mike Nichols avec Elizabeth Taylor & Richard Burton. Que dire hormis que ce film est une claque cinématographique. Très moderne pour son époque (1967), il est un huis-clos maîtrisé, un drame magnifique, un amour qui se déchire …  “I’m loud, and I’m vulgar, and I wear the pants in the house because somebody’s got to… but I am not a monster! I’m NOT!”

Lolita de Stanley Kubrick avec Sue Lyon. Un film en or en terme de mise en scène, des dialogues cultes assez équivoques, des acteurs incroyables, Lolita est un chef d’oeuvre que je ne me lasse pas de regarder!

Le Baiser du Tueur de Stanley Kubrick, une heure d’ingéniosité, avec une scène finale magnifique en noir et blanc avec des mannequins. A découvrir de toute urgence si ce n’est pas encore fait! De sa petite durée le film manque un peu d’ampleur, mais le génie est là! 

Apocalypse Now Redux de Francis Ford Coppola, film de guerre culte, chef d’oeuvre intemporel, film parmi les plus grands films au panthéon du cinéma. D’une ampleur … un film démesuré au casting incroyable. Hallucinant, parfois trop long, Apocalypse Now s’apprécie entièrement après visionnage. 

Soudain l’Eté Dernier de Joseph L. Mankiewicz avec Elizabeth Taylor. Un duel psychologique au sommet, un film parfois mou mais au monologue final haletant! 



    • #Apocalypse Now
    • #Coppola
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    • #Kubrick
    • #Le baiser du tueur
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    • #Richard Burton
    • #Soudain l'été dernier
    • #Zach Braff
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MGMT’s Return

C’est officiel, Benjamen Goldwasser et Andrew VanWyngarden, membre du groupe MGMT seront de retour cette année. Leur 3ème album est prévu pour Septembre prochain, et il portera le sobre nom de … MGMT. 

Un potentiel single est déjà connu, puisque le groupe se produit actuellement en Amérique du Sud pour une tournée durant laquelle Alien Days (chanson inédite) a été présenté au public.


Je ne sais pas vous, mais nous, nous sommes plutôt impatients. Leur premier album,Oracular Spectacular, s’était vendu à plus de deux millions d’exemplaires en 2008, et était porté par les singles géniaux Time To Pretend, Electric Feel et Kids.

Leur deuxième album, Congratulations, et pour nous le plus réussi, est sorti en 2010 et différait totalement du premier album. Les singles étaient Flash Deliriu, Siberian Breaks, It’s Working et Congratulations.

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Francis Ford Coppola : Up & Down

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Ce mercredi 11 Avril sort le nouveau film de Francis Ford Coppola : Twixt.

Retour du réalisateur dans le cinéma d’horreur, le film divise d’ors et déjà les critiques. Avant de vous faire ma critique (vous savez que @Bogdanoff est en retard de 6 mois sur les films, même s’il en regarde 5 par semaine) je vous propose d’inaugurer une nouvelle rubrique :  Le Up&Down, qui retracera chaque mercredi la carrière d’une personnalité du cinéma! Francis Ford est le premier de ces personnalités!

1962 :  Dementia 13 : 3ème film du réalisateur, Dementia 13 est en réalité le premier film de Coppola à être exploité dans les salles de cinéma. Film d’horreur au budget dérisoire, les premières critiques sont divisées et ne voient pas en Coppola un réalisateur à suivre.

UP 1966 : You’re a Big Boy Now : Présenté à Cannes, ce film se fait remarquer dans le monde grâce au Festival et également grâce à la nomination de Geraldine Page pour l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.

UP 1968 : Finian’s Rainbow : Un UP pour ce film surtout pour ses anecdotes. Dernier film musical de la carrière de Fred Astaire. Et lors de ce tournage il y avait un stagiaire nommé George Lucas. Nous sommes bien loin du style de Dementia 13.

DOWN 1969 : The Rain People : Un film qui, malgré les récompenses au festival de San Sebastian, ne trouvera pas son public. Dommage, c’était le premier film de Coppola à être personnel. La musique y est sublime et suit le road trip d’une femme enceinte ayant envie de s’évader.

UP++ 1971 : The Godfather : Casting impressionnant, fresque familiale culte, le Parrain est marquant dans la carrière de Coppola. En suivant les Corleone le réalisateur gagne l’Oscar du meilleur film, du meilleur scénario adapté et du meilleur acteur pour Brando. Placé dans beaucoup de listes des meilleurs films, le Parrain est un chef d’oeuvre indémodable. 

UP 1974 : The Conversation : Palme d’or pour Coppola! Des récompenses et des récompenses. Un chef d’oeuvre du film d’espionnage, angoissant, qui aura été nominé à l’Oscar du meilleur film.

UP 1974 : Mario Puzo’s The Godfather: Part II : Plus rien n’arrête Francis Ford en 1974. Le réalisateur gagne l’Oscar du meilleur réalisateur. L’Oscar du meilleur film revient également au Parrain 2ème partie. Il en gagnera 6 en tout. Coppola entre dans l’histoire.

UP ++1979 : Apocalypse Now : LE chef d’oeuvre du réalisateur. Succès critique et populaire (plus de 4,5 millions d’entrées en France malgré sa durée), le film est intemporel et restera à jamais la référence absolue du film de guerre. Le film remporte la Palme d’Or à Cannes, 2 Oscars, 2 Golden Globe dont celui du meilleur réalisateur… A voir et à revoir.

DOWN 1982 : One Frome The Heart : Projet démesuré, critiques septiques, un gouffre financier, ce film est devenu confidentiel. Pourtant 30 ans après le film possède des qualités certaines. Dans ce film le réalisateur expérimente tout ce qu’il peut autour de la lumière.

UP 1983 : Outsiders : Film pour les familles apprécié à l’époque, ce film vaut surtout pour Tom Cruise, Patrick Swayze et Diane Lane, qui trouvaient là l’un de leur premier rôle.

UP 1983 : Rumble Fish : L’un de mes films préférés de Coppola. Du noir et blanc, des poissons en couleur, Dennis Hooper, Nicolas Cage, un film culte culte culte! A l’époque les critiques se déchaînent mais n’empêche pas le film de gagner plusieurs prix dans des festivals! 

UP 1984 : Cotton Club : Coppola renoue avec le succès critique et est nominé aux Oscar.

UP 1987 : Coppola réalise le film musicale Captain Eo avec Michael Jackson pour une attraction Disney. Coppola peut tout faire.

UP 1987 : Peggie Sue Got Married : Succès commercial, le film est nominé aux Oscar, aux Golden, aux Saturn Awards. Il est une référence de la comédie “highschool”.

DOWN 1987 :Gardens of Stone : Un film vite oublié, sorti peu après Peggie Sue, ce film est un échec, un Coppola passable, qui passe inaperçu dans sa filmographie.

UP 1988 : Tucker : L’un des meilleurs film de Coppola dans les années 80. Le genre de succes story américaine qui aura plu au critique mais qui sera malheureusement un échec commercial. Dommage, Tucker avait une forte teneur autobiographique.

UP 1990 : Mario Puzo’s The Godfather: Part III : 18 ans après le premier, Coppola conclue la trilogie du Parrain d’une manière éblouissante. Succès important au Box Office, le film reçoit 7 nominations aux Oscar. 

UP 1992 : Dracula : 3 Oscars, Winora Ryder, Gary Oldman excellent, un succès commercial et critique, LE film de vampire, une bande son magnifique, Dracula en aura effrayé plus d’un, mais surtout il aura hypnotisé son public. 

DOWN 1996 : Jack : Pourquoi Francis Ford Coppola? Pourquoi?

DOWN 1997 : The Rainmaker : Le film ne trouve pas son public, et aux USA il n’arrive que derrière deux autres nouveautés : Mortal Kombat et Anastasia. Too bad.

DOWN 2007 : Youth Without Youth : Le film a beau être beau visuellement, nous étions en droit d’attendre mieux du réalisateur après 10 ans de pause. Surtout que Fincher fera oublier ce film grâce au réussi Benjamen Button. 

UP 2009 : Tetro : D’excellentes critiques, un noir et blanc impeccable, des moments en couleurs comme dans Rumble Fish, un scénario avec une impression d’autobiographie, un Vincent Gallo remarquable, Tetro est un film qu’il serait bête de ne pas avoir vu.

2012 : Twixt : De l’horreur, des fantômes, du 2D, de la 3D, Edgar Allan Poe … Le film sort en salle ce mercredi. Maintenant c’est à vous de me dire : Up ou Down pour Coppola?

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Martha Marcy May Marlene - Critique

Martha Marcy May Marlene, est un film américain de Sean Durkin qui a été présenté au Festival de Sundance, le 21 Janvier 2011, avec Elizabeth Olsen. 

Martha vit avec plusieurs autres personnes dans une maison isolée. La petite communauté a des règles et un quotidien plutôt bizarres. Un jour, elle décide de s’enfuir. Elle rejoint sa soeur qu’elle n’a pas vue depuis deux ans. C’est là que le film commence.

MMMM est le 3ème film de Sean Durkin. Il avait auparavant réalisé deux courts-métrages Doris et Mary Last Seen, respectivement en 2006 et 2010 sous le nom “T.S.Durkin”. Ces deux courts ont été savamment remarqué. Avec MMMM le réalisateur opère donc son premier long métrage. 

Pour l’interprétation, le réalisateur a fait appel à deux acteurs de talents, à savoir : Elizabeth Olsen et John Hawkes. Elizabeth Olsen est la révélation de ce film, d’une grâce et d’une sensibilité qui font d’elle, déjà, une actrice à suivre. (Elle jouera dans la remake de Old Boy par Spike Lee.) Et John Hawkes prouve, si besoin était, qu’il est un excellent acteur charismatique.

Elizabeth Olsen joue le rôle de Martha, jeune femme ayant fui une secte après deux ans d’appartenance à celle ci. Elle rejoint sa soeur et son mari après deux longues années sans avoir donné de nouvelles. Le jeu de l’actrice est parfait, d’une délicatesse et d’une froideur, la comédienne peut passer d’une émotion à l’autre en un instant. Elle arrive à faire ressentir au spectateur le calvaire qu’elle a vécu avant, et la difficulté qu’elle a pour revenir dans un monde “normal” désormais étranger. Elle ne possède plus aucun repère sur la façon de se comporter en société. Et l’actrice parvient merveilleusement à montrer les dommages collatéraux des lavages de cerveau orchestrés par les sectes.

John Hawkes, est quant à lui, est impeccable en gourou charismatique, enivrant, qui est en fait un véritable monstre, inquiétant et terrifiant. Tout son pouvoir d’hypnotiseur apparaît lors de cette chanson d’ailleurs : http://www.youtube.com/watch?v=ogmJ2B41l2U

Au niveau de la mise en scène, le réalisateur a opté pour une sobriété bienvenue. Il ne cherche pas à nous en mettre plein la vue, juste à montrer le quotidien de Martha et de la secte. Parfois il s’amuse à nous perdre dans le présent et le passé avec des jeux d’ombres, ou lors de la scène de la baignade. Il y a également des plans très beaux : la scène où Martha parle avec son beau frère sur le bateau, et la scène finale (qui aura bien fait parler d’elle à la sortie de salle). 

Les décors sont peu nombreux et deviennent familiers au spectateur. Assurément celui-ci se repère vite entre cette grande maison high-tech qui appartient à la soeur de Martha et cette ferme où plusieurs rituels nous sont présentés plusieurs fois (la cuisine, le jardinage, le viol…).

La musique est omniprésente, mais se fait facilement oublier. Un thème grave et glaçant se fait cependant entendre à chaque fois qu’une menace plane au dessus de Martha, où lorsque celle ci pense qu’une menace plane au dessus d’elle …

Le scénario est ingénieux car il arrive à nous montrer les ravages de la secte sans expliquer comment et pourquoi Martha a atterri dans ce groupe. Tout ça restera un vrai mystère, mais là n’est pas le plus important. En utilisant un procédé de flash-back il crée un malaise chez le spectateur, seul témoin de l’horreur vécue par Martha qui se renferme sur elle même et qui devient une véritable étrangère pour sa propre soeur. 

La fin est rusée, quoiqu’un peu frustrante pour certains de mes amis, mais est logique finalement puisque ressemblante au début du film. Afin d’éviter de spoiler le film à toute personne qui n’aurait pas vu le film (vous faîtes chier) je tairai donc mon pronostic sur celle ci.

Ce film m’a réellement surprit, car je ne m’attendais pas à être aussi tendu. Certaines scènes sont tout simplement affreuses (la scène du viol) ou incompréhensibles (comment peut on accepter et perpétuer de tels actes que l’on a subi?), et m’ont plongé dans une oppression dingue. Le film a tendance à glisser dans la paranoïa en même temps que les flash-back montrent toute la violence du gourou et c’est plutôt efficace. 

Bon après il y a des trucs qui m’ont fait penser au film grec Canine et cela m’a un peu gêné. Mais c’est une toute autre histoire. 

Je ne vois pas trop de points négatifs à ajouter hormis que le réalisateur aura laissé pleins de questions sans réponses tout en nous confrontant à la terrible réalité des sectes, sectes dont nous n’avons plus aucune question à poser sur leur ravage. A ce niveau là tout est dit. 

Dès lors, ce film est très intéressant, par son scénario, pour sa perception de la paranoïa, et car il met en avant une excellente actrice, qui trouve là un rôle formidable. Le réalisateur a été récompensé à Sundance, et son film a été présenté au Festival de Cannes catégorie “Un Certain Regard”, et a été projeté au Festival du Film de Toronto. 

Un film justement mis dans la lumière, que je vous conseille. 

Martha Marcy May Marlene est un drame fort et troublant, mêlant dérives de la société et paranoïa, un film pertinent qui mérite toute votre attention. 

    • #Martha Marcy May Marlene
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Critique de MDNA

MDNA, est le 12ème album de la chanteuse pop Madonna. Il est sortit le lundi 26 Mars 2012 après une machine de communication énorme. Le lead single a été assez critiqué, tout comme le clip de Girl Gone Wild, l’actuel single promouvant MDNA. Malgré un show remarquable au Superbowl, la queen of pop serait en phase de ne plus l’être? 

Elle nous avait laissé avec un Hard Candy décevant, sur lequel seulement deux pistes étaient bonnes. Depuis 2008, les Katy Perry, Lady Gaga ont fait leur apparition, Britney Spears est revenue, Beyoncé et Rihanna sont au top … MDNA se doit d’être meilleur qu’Hard Candy. 

Alors?

Girl Gone Wild

Oh, my God, I am heartily sorry for having offended Thee 

La première piste, et second single de l’album commence par une douce intro agréable. Petite surprise, puis au bout de 10 secondes la piste débute réellement. Ok. Nous avons là une chanson dance peu originale. Mais Girl Gone Wild est efficace. Difficile de ne pas avoir envie de danser sur le refrain. Cette chanson me fait irrémédiablement penser à Celebration … du même producteur. Tient tient. Déception donc devant si peu d’imagination. Et les paroles me font penser à … pleins de chansons pop? Serait ce fait exprès? Difficile de ne pas penser à “Good Girl Gone Bad” de Rihanna “Girl Just Wanna Have Fun” de Cindy Lauper, ou encore “Til the World Ends” de Britney Spears. 

Cette chanson ressemblent énormément à ce que les frères Benassi ont déjà fait pour d’autres ou pour Madonna, mais passons. Girl Gone Wild ne se veut pas originale, mais veut faire danser la plus jeune génération, nouveau public que Madonna doit amadouer depuis l’ère Gaga. 

Les paroles mélangent religion, dance, libération féminine … Oui Girl Gone Wild est la réponse à Poker Face. 12/20

Gang Bang

Bang Bang, shot you dead, shot my lover in the head, now my lover is dead, and I have no regrets. He deserved it, and I’m going straight to hell. And I’ve got a lot of friends there. And if I see that bitch in hell I’m gonna shoot him in the head again 

Ok, donc première écoute il y a une réelle surprise. Mais genre bien positive. Beat répétitif, Madonna qui parle d’une voix vulgaire, les Bang Bang qui reviennent souvent. Puis la chanson s’accélère, puis s’emballe, des bruits de flingues qui tirent, de voitures, de sirènes de police, Madonna qui hurle “NOW DRIVE BITCH”. Ce morceau est d’ors et déjà culte et génial.  La voix de Madonna est modifiée mais qu’importe le tout est très attirant. Cette chanson est pas mal pour se défouler j’ai l’impression, comme une Princesse Voiture de Sexy Sushi. En écoutant cette piste, une seule chose me vient en tête : Quentin Tarantino. 

Les paroles sont plutôt vulgaires, mais c’est jouissif de la bouche de Madonna. La provocation peut passer par les mots et non plus par des photos de la chanteuse presque nue à 50 ans (Hard Candy’s pictures). C’est comme ça que je l’aime, j’ai l’impression de retrouver Madonna de l’ère Erotica.

Produite par Orbit, cette chanson me redonne espoir que cet album est peut être bien excellent, qui sait? 

Hâte de voir Gang Bang mise en scène pour sa prochaine tournée.

20/20

I’m Addicted

Pulse through my body, igniting my mind, it’s like MDMA. That’s okay.Your name’s like a drug. (…) I’m Addicted to your love.

Cette  piste est également produite par les Benassi. Attention j’ai peur. L’introduction est vraiment pas mal. Mais si c’est comme Girl Gone Wild nous connaissons la suite …

Cette piste est une réelle surprise, voilà ce que c’est de la bonne pop dansante! I’m Addicted est d’autant plus importante que c’est la chanson qui donne son nom nom à l’album! (les MDNA scandés à la fin).

Première danse endiablée de l’album, je vous défie de ne pas danser sur I’m Addicted. L’envie est trop forte, et elle monte crescendo jusqu’à la 3ème minute (la minute parfaite) : entre “I need to hear your name (…) I NEED TO DANCE”. Elle vous restera en tête très longtemps après par contre. Mais la piste est excellente donc pourquoi pas? 

Madonna en mode crazy, je suis fan. Pareil, une autre chanson dont j’ai hâte de voir la mise en scène pour le live. 17/20

Turn Up The Radio

I’m so sick and tired of playing this game, We gotta have fun it it’s all that we do, Gotta shake up the system and break all the rules, Gotta turn up the radio until the speakers blow

Première piste produite par Martin Solveig sur l’album, et première douche froide. Alloooo Madonna? Qu’est ce que c’est que ça? Alors oui nous allons danser sur le refrain, ce n’est pas compliqué, mais … tout ici respire Martin Solveig, le refrain est chiant, aucune originalité, on s’attend à entendre “C’est la Vie” et “I Want You”. Et les paroles franchement … Au moins Last Friday Night de Katy avait des paroles drôles. … 

Vite écoutée, vite oubliée. 09/20

Give Me All Your Luvin’

Maybe you’ll do fine as long as you don’t lie to me and pretend to be what you’re not

Vite vite on passe à la deuxième piste produite par Martin Solveig. Le lead single, beaucoup critiqué, mais que je trouve tellement fresh qu’il me plaît beaucoup. Impossible de ne pas me trémousser sur cette chanson. Aucune surprise, mais les “L U V” chantées par des pom-pom girls sont géniaux je trouve. Dommage cependant pour les featurings ratés … Ils ne servent à rien. (Nous verrons par la suite que MIA n’aura servi strictement à rien) 

Cette chanson suscite en moi l’envie de danser, de laisser les soucis derrière, pour ça la chanson est drôlement efficace. Cet esprit lycée me plaît ici, alors que High School Musical m’en avait dégoûté. 

Et vu la mise en scène sympa lors du Superbowl, cette chanson est également attendue de ma part au live.

Premier (auto) clin d’oeil à Madonna, le boy toy qui apparaît lors du featuring de NMinaj. 

15/20

Some Girls

Wrap your arms around my neck it’s time to steal some hugs today If you wanna play this game with meI am not like all the rest Some girls are second best

L’introduction est étonnante, aussitôt des sirènes, Madonna en fond qui scande “Some Girls” … surprenant. Le beat est assez entraînant, on se dit qu’on va aimer, et en effet quand survient “Some Girls make a scene” nous commençons à danser. Coool.

MDNA pour l’instant est marqué par l’envie de danser, il rempli bien son rôle comme un Confessions on a Dancefloor. 

Les paroles sont un condensé de ce que sont les femmes. Les paroles pourraient être chantées par des plus jeunes genre Britney ou Ke$ha. 

Vous aurez dans la tête le refrain et le fameux “SOME GIRLS”, bon courage pour vous en débarrasser. Le thème étant féminin peut être ce titre aura du succès auprès de la gent féminine? Loin d’être intéressante au niveau des paroles, Some Girls est juste sympa. Comme Girl Gone Wild, Madonna se voudrait elle la porte paroles des jeunes filles?

12/20

Superstar 

You’re Abe Lincoln ‘cause you fight for whats rightYou’re my angel bringing peace to my life

A la première écoute cette chanson ressemble à une production Solveig alors qu’en fait non. Superstar est un message d’amour à une personne comparée à plusieurs célébrités d’horizons pour le moins différents : Brando, Dean, Lincoln, M.Jordan, César, Bruce, Travolta … 

Dans la structure nous pouvons penser à Vogue, évidemment, pour l’utilisation de noms de personnalités mais niveau de l’air et la mélodie qui ne s’emballe jamais vraiment, nous pouvons penser à Cherish! Piste que j’aimais beaucoup. 

Fraîche et sympathique, ce n’est pas du tout la meilleure piste de l’album mais au moins elle est mignonne et cool. Elle est bien plus supportable que Turn Up the Radio et plus intéressante que Some Girls. 

13/20

I Don’t Give A

I tried to be a good girlI tried to be your wife Diminish myself and swallowed my light I tried to become all that you expect of me

In that, yeah Gabbana, and the, yeah Prada We material girls, ain’t nobody hotter 

I’m gonna be okayI don’t care what the people say

There’s only one queen and that’s Madonna, bitch

Ok l’intro est géniale à la première écoute, le beat sympa, et Madonna commence à faire du rap. Ok je pense directement à American Life. La chanson est efficace, et les paroles relèvent le niveau de certaines autres pistes. Bravo Martin Solveig. 

Aussitôt cette chanson apparaît vraiment personnelle. Et ça ça fait du bien. Entre allusions à Guy Ritchie, à d’autres chanteuses pop, à la richesse de Madonna ou encore à ses détracteurs : Madonna règle ses comptes. 

Et intelligente elle y glisse des références à … elle même. Relisez les paroles, et impossible de ne pas penser à Like a Prayer et Material Girl. 

De plus le featuring de Nicki Minaj est ici bien exploité, pas de voix insupportable, et ne chante pas que 10 pauvres secondes. 

Et puis … surprise, l’épique outro. A écouter d’urgence! 

16/20

I’m A Sinner

Hail Mary, full of grace get down on your knees and pray Jesus Christ, hanging on the cross died for our sins, it’s such a loss

J’adooore cette piste. Elle est un peu peace and love, alors qu’elle parle de pêché. I’m A Sinner fait l’apologie de la nature, et cite plusieurs personnages religieux. Il y a de tout, c’est frais, le son ressemble à Beautiful Stranger (en mieux) et Ray of Light. La voix de Madonna rappelle également celle qu’elle avait pour Ray of Light.

Cette chanson est une sorte d’OVNI bienvenue dans cet album, moins évidente à appécier à la première écoute, I’m A Sinner est l’un des points forts de l’album. 

Merci William Orbit. 

15/20

Love Spent

Would you have married me if I were poor?

L’introduction de Love Spent est étrange, également différente du reste de l’album. Depuis Superstar l’album a prit un virage : Textes plus élaborés, moins de dance facile …

Et tout comme I Don’t Give A, Love Spent a l’air d’être adressé à l’ancien époux de la chanteuse à savoir Guy Ritchie. Une chanson sympa, aux rythmes et airs parfois épiques. Très intéressante du point de vue musical et de sa structure, Love Spent est peut être la piste que je préfère avec Gang Bang.

Sérieusement en l’écoutant, je n’ai envie que de voir comment elle sera mise en scène. Surtout avec cette structure qui fait que la chanson a l’air d’être partagée en deux chansons distinctes. A 2minutes11 c’est presque magique.

17/20

Masterpiece

And I can’t tell you why it hurts so much to be in love with the masterpiece

Cette chanson était connue bien avant la sortie de l’album. Et elle a toute sa place dans cet album bien qu’elle soit issue de la BO de W.E. le film de Madonna. 

Les paroles sont très belles, Masterpiece a réellement méritée le Golden Globe de la meilleure chanson pour un film. 

Madonna, juste sa voix, une guitare, et un beat lointain … Cette chanson me rappelle la magnifique ballade You’ll See. C’est la première fois depuis Isaac que Madonna me donne des frissons, et avec Hard Candy je pensais qu’elle ne pourrait plus jamais m’en redonner. 

Cette chanson poursuit le virage de MDNA prit vers son milieu. Début tonitruant, dance, commercial puis paroles plus intéressantes, mélodies mieux travaillées … Du Madonna comme on l’aime. J’aime vraiment beaucoup Masterpiece, et ses paroles, Madonna chantant la sensation de se sentir petit et impuissant devant la beauté et l’importance d’une personne. Chanson ayant une raisonnance toute particulière pour moi. 

18/20

Falling Free

The face of God that stands above, Pouring over hope and love, That all of might and life and limb, Could turn around a love again. When I let loose the need to know, Then we’re both free, free to go. I’m falling free.

Ok, l’introduction appuie ce que je pensais. La fin de MDNA sera donc bien calme, personnel et beau. L’introduction vintage est très belle, et ressemble aux années 90 de Madonna. Elle ressemble énormément à l’intro de Oh Father, magnifique ballade de son album Like a Prayer. 

Madonna parle de liberté, le son est pur et minimaliste. Le travail est de porté la voix de Madonna, et en effet il serait dur de ne pas avouer que Madonna a une belle voix. Et en regardant bien sa carrière la chanteuse a toujours excellé dans les ballades : Live to Tell, You’ll See, Power of Goodbye, Nothing Fails, Mother and Father, Paradise not for me, Secret … 

Cette piste, dernière de l’édition standard, conclut l’album de la plus belle des manières. Calme et apaisée Madonna ne cherche pas ici à provoquer ou à rester la reine de la pop. C’est une Madonna émue qui nous chante là. Et c’est très beau. 18/20

+ Edition Collector : Beautiful Killer, excellente chanson pop produite par Solveig qui ressemble à son ère American Life, et aussi un peu au travail de Gwen Stefani. Refrain sympa et énergique : 15/20   //   I Fucked Up, chanson également très personnelle, mais j’ai un problème avec l’air de la chanson qui est sympa tout de même. 12/20   //   B-Day Song : Alloooo? C’est quoi cette voix nasillarde? Et MIA ne sert vraiment à rien dans cet album puisque elle est censée apporter quelque chose à cette chanson qui est insupportable. Enregistrée sous influence de drogue? La chanson commence à devenir sympa qu’à la fin… 5/20   //   Best Friend est la dernière piste (après c’est un remix) de l’album Deluxe. La musique me fait me penser à Borderline et Everybody, c’est sympa et fresh : 14/20

Note finale : 14/20


Loin d’être du niveau de True Blue, American Life et surtout Ray of Light, MDNA est un bon album de Pop sans aucun doute. Il est du niveau de Erotica, The First Album, Confessions on a Dancefloor et Like a Virgin, et fait oublié le fiasco opéré avec Hard Candy.

Madonna dans MDNA se veut à la fois jeune, fraîche, provocante mais également sincère, et elle remet plusieurs fois les points sur les i. Dès lors, difficile de ne pas admettre que MDNA est un joli résumé de l’ensemble de sa carrière. 

Madonna voulait prouver à ses détracteurs que la pop music bien que 30 après ses débuts peut toujours compter sur elle. Et même se doit de compter sur elle. 

MDNA est un savant mélange de nouvelle pop, qui recycle ce qu’elle a fait par le passé, en passant par la pop commerciale également. Ce qui lui sera reproché. En effet Girl Gone Wild, Turn Up the Radio sont loin d’être du bon Madonna.

Parmi les thèmes récurrents dans l’album nous pouvons citer (hormis la danse #lol) la libération féminine, les relations sentimentales passées, la religion, l’addiction et la fascination. 

Niveau mélodie, MDNA saura vous rester en tête bien plus longtemps que Hard Candy dont toutes les chansons se ressemblaient. Et l’album se calme et devient de plus en plus intéressant vers sa moité. 

Vers la fin nous pouvons même affirmer que l’album prend une dimension philosophique .. Mais je sens que je vais me faire lyncher par tout ceux qui ne pensent que MDNA n’est qu’un album pop en trop, raté qui ne fait plus de Madonna une personne dans l’ère du temps.

Et vous, qu’en avez vous pensé?

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